13 décembre 2009 par nomadicite
Grosso modo, en matière de vélo urbain, on rencontre trois types d’utilisateurs.
Le premier, le plus nombreux en nombre et celui qui pèse le plus dans l’électorat, fait du vélo “dans tes rêves” comme disent les d’jeuns. Ce groupe est toujours prêt à faire la leçon aux cyclistes, à leur expliquer où se placer sur la chaussée (si possible très loin des voitures), à leur rappeler qu’il ne faut pas griller les feux… Seuls défaut de ces cyclistes, c’est qu’on ne les voit que trop rarement en vélo.
Le second groupe est celui des cyclistes occasionnels, ou de loisirs. Les individus de ce groupe appellent souvent à des pistes cyclables, des infrastructures qui séparent vélos et véhicules à moteur. Ils placent le vélo en marge de la circulation dominante faute de pratique régulière ou de connaissance quant au comportement à adopter sur la chaussée ou bien encore faute de capacités physiques à “s’imposer” face aux véhicules plus lourds.
Le troisième groupe est celui des utilisateurs réguliers, des “vélotafeurs”. Ceux là en appellent tantôt à des équipements spécifiques, tantôt à l’intégration de vélo en ville, dans la circulation, dans le partage de la rue, bref des solutions au cas par cas, adaptées aux configurations des lieux.
Plutôt que des équipements lourds et coûteux il est sans doute préférable d’étudier sur le terrain les usages, de voir comment s’opèrent les rencontres entre les utilisateurs, comment tout ceci frotte, interagit, cohabite pour trouver des solutions simples et fiables. Bref, des solutions qui reposent sur l’intelligence des acteurs et des espaces publics plutôt que sur des comportements normés d’en haut.
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8 décembre 2009 par nomadicite
Parmi les plaintes ou les reproches des usagers vis à vis des services publics on en trouve de deux types :
- le premier, héritage du village Gaulois sans doute, consiste à gueuler par principe après les services publics, forcément pensés par des cons pour des cons (bienvenue au club des cons aurait-on envie de dire) ;
- le second, appuyé sur des cas précis, identifiés, généralisables met en lumière des points où les services publics déconnent franchement.
Arrêtons-nous sur le deuxième type pour aborder la question de la signalétique en ville.
Le moins que l’on puisse dire c’est qu’elle est encore pensée comme si nous habitions le village. Elle découle de l’implicite. Elle reste très macroscopique, et indique les principales destinations. Elle est d’ailleurs plus facilement accessible en voiture qu’à pied ou à vélo. Elle se développe localement mais pas encore à un niveau très fin. C’est pourquoi on retrouve des usagers perdus dans le dédalle des cités administratives et autres parvis supposés faciliter leurs démarches. Après un bon moment passé à chercher son chemin dans le brouillard, le froid, le vent, la neige, les cons autour de soi (ceux du type 1 justement) comment s’étonner que l’usager se présente, hum…, un peu tendu ?
Nous proposons donc de développer en ville une signalétique inspirée de celle des sentiers de grande randonnée :
- des panneaux légers et solides, intégrés au paysage et reprenant les destinations locales avec indication des temps de marche et non des distances ;
- un marquage au sol de couleur permettant de suivre le sentier, surtout lors des croisements.
Ces dispositifs locaux de coordination et de coopération, qui sont autant de supports cognitifs (écrire cela me permet d’avoir l’air sinon intelligent au moins cultivé) compléteraient ainsi les plans de ville en permettant aux usagers de trouver au sein même du territoire les ressources utiles à leurs déplacements. ils faciliteraient aussi très certainement les relations usagers – administrations.
Les villes ont cette chance sur les espaces de haute montagne, l’absence de glacier limite la nécessité de replacer chaque jour les bidons de marquage.
“Alors ? On s’arrache ou on prend racine ?” (en hommage à Raymond QUENEAU et à Zazie).
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5 décembre 2009 par nomadicite
La lecture du numéro de décembre 2009 de Montagne Magazine permet d’accéder à un dossier complet sur les démarches de développement durable engagées par les communes de montagne.
L’article de la revue se montre plutôt critique quant à la portée effective des actions entreprises afin de lutter entre autre contre le réchauffement climatique ou pour le maintien d’une biodiversité des écosystèmes d’altitude.
Surtout l’article illustre son propos de démarches dites de greenwashing. Ceux qui sont à l’aise avec le Globish auront traduit, pour les autres il s’agit d’éco-blanchiment. Qu’est ce donc que cette nouvelle démarche de développement durable ?
Plutôt que de longs discours, deux exemples.
1. Au cours d’un salon du 4*4, les participants se voient remettre un porte-clef développement durable ou un flyer montrant les engagements de la commune en termes de protection environnementale (dont 60 à 80 % des actions sont du ressort règlementaire).
2. Telle station de ski met en avant la construction de 4 000 lits supplémentaires étant entendu que ces lits sont HQE (Haute Qualité Environnementale). La vraie question n’était-elle pas : ces lits supplémentaires sont-ils vraiment indispensables ? Ne peut-on pas imaginer une meilleure utilisation de l’existant en complétant les lits situés plus bas dans la vallée par des transports en commun en mesure d’acheminer les skieurs plus haut et de limiter ainsi ces verrues que sont les stations vides l’été ?
Que le lecteur ne se trompe pas sur nos intentions. Nous sommes depuis longtemps défenseur d’un respect de la nature. Mais ce respect passe par des actions réelles, pas des trompes l’oeil ou des attrapes couillon.
Le sommet de COPENHAGUE est lancé, c’est une bonne nouvelle.
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3 décembre 2009 par nomadicite
Le numéro de décembre 2009 de la revue Futuribles revient sur l’adaptation des services pulics. A cette occasion, Marjorie JOUEN nous permet de lire un article intéressant sur les évolutions du New Public Management et les conceptions des services d’intérêt général.
La prise en compte des innovations des usagers pose aux collectivités locales un problème majeur. En effet, poursuivant la tradition Française de construction de l’intérêt général par le haut, elles se trouvent à l’aise dans un modèle centralisé de résolution de problème. Dès lors qu’il s’agit d’injecter de la décentralisation dans ce modèle il devient beaucoup plus difficile d’agir. La tentation est alors grande de “municipaliser”, “départementaliser” ou “régionaliser” le projet en provenance de la Société civile. Les positions sont alors justifiées de la manière suivante : en Démocratie, seuls les élus sont légitimes à décider. Nous ne reviendrons pas ici sur la nature fondamentalement aristocratique de cette justification (ce n’est pas le vote qui fonde la Démocratie mais le pouvoir du peuple par le peuple – de ce point de vue le tirage au sort est plus démocratique) pour nous concentrer sur les obstacles à lever si l’on veut avancer dans l’adaptation des services publics.
- Le premier nous semble tenir dans le Génie Français qui consacre la société de Cour et les jardins à la Française comme l’alpha et l’omega de l’organisation des services. En procédant de la sorte, l’administration Française s’interdit de tester, d’expérimenter, de construire des prototypes. Le droit à l’erreur (qui se différencie du droit à la faute) devrait, de ce point de vue, être plus défendu. En France on préfère les théories surtout lorsqu’elles proviennent de ceux qui vous sont fidèles (ou réputés tels).
- Le second tient à la vision naïve des instruments de gestion qui place le décideur dans la posture du capitaine de navire agissant à partir de son poste de commandement et qui transmet ses ordres à un système de gestion supposé les traduire fidèlement. Ici, les grognards de la République suivent sans broncher. Rappelons simplement qu’une règle n’existe pas en elle même, mais qu’elle s’interprète. Les difficultés tiennent donc plus souvent des aspects de point de vue que de résistance au changement (qui apparaît dès lors comme la tarte à la crème d’un encadrement défaillant). Ce point à été évoqué par Michel BERRY dans le rapport au Commissariat Général au Plan remis en 1983, par le Centre de Recherche en Gestion de l’Ecole Polytechnique.
- Le troisième tient à l’absence de lieu de débat sur l’organisation du travail qui apparaît ainsi comme étant du seul ressort des directions générales. La piètre qualité du dialogue social au sein des collectivités locales ne milite pas en faveur de l’émergence de ces discussions au sein des différentes instances. Il s’agit là d’un état d’esprit à faire vivre. Il nous semble que c’est à l’exécutif d’engager la démarche. Ce point est abordé indirectement par Francis GINSBOURGER dans son livre sur des services publics plus civiques, plus pacifiques.
- Le quatrième, enfin, tient dans l’opposition brutale en France entre les approches holistiques et celles de l’individualisme méthodologique. Elle se traduit pas une opposition quasi-systématique entre objectivité et subjectivité et débouche trop souvent sur le refus du pragmatisme dans la manière de faire service public, de produire du service public. De ce point de vue la lecture du dernier livre de Luc BOLTANSKI, De la critique, 2009, sera sans aucun doute très riche.
Moderniser à partir des “innovations sociales” au sens où l’entend Marjorie JOUEN suppose à nos yeux de revenir sur ce système de gestion, de reconstruire une critique des appareils de gestion.
On imagine mal, ici, comment cette adaptation pourrait se faire avec l’extension du Taylorisme Assisté par Ordinateur à laquelle on assiste actuellement.
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27 novembre 2009 par nomadicite
Les usagers des services publics sont divers. On peut les regarder selon leur âge, leur catégorie socio-professionnelle, leur genre…
Nous proposons une typologie inspirée des travaux du sociologue Italien Guido MARTINOTTI :
- les résidents,
- les pendulaires,
- les personnes en déplacement ponctuel pour raisons professionnelles (à entendre au sens large : les salariés, les chercheurs d’emploi), les transitaires,
- les touristes.
Au risque d’affaiblir la portée générale de cette typologie nous voudrions ajouter :
- les nouveaux arrivants (pour cause de mobilité professionnelle notamment, qui sont des résidents sans encore en être totalement et qui de ce fait n’ont pas les mêmes besoins, surtout si cette situation est appelée à se répéter tout au long de la carrière professionnelle)
- les invisibles (les travailleurs de l’ombre – la nuit ou tôt le matin -, les « oubliés » des débats politiques, les surfeurs du web qui utilisent le territoire à distance)
- Les co-producteurs de services 2.0 (un exemple ici)
Tenter de définir les usagers en fonction de leurs comportements, de leurs attentes, mieux intégrer leurs usages.
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25 novembre 2009 par nomadicite
Dans son édition du 12/10/2009 le journal Les échos a identifié 12 principes du web en passe de modifier le travail en équipe.
- Une libre expression
- La sollicitation d’une multiplicité d’avis
- Un droit reconnu à la contestation
- Des capacités qui comptent plus que des diplômes
- De nouveaux profils de leader
- Un partage de l’information
- Un pouvoir légitimé par la connaissance et l’expertise
- La possibilité de choisir ses tâches…
- … ainsi que les membres de son équipe
- Des ressources alloués aux projets les plus attractifs
- La reconnaissance d’un droit de véto
- La valorisation de la coopération.
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25 novembre 2009 par nomadicite
La réforme de l’Etat est un vaste sujet de discussion. Comment adapter les services publics locaux, les rendre plus efficaces, plus en phase avec les attentes des usagers ?
Quels pourraient être des points de repère ?
Officiellement, la modernisation de l’Etat peut se résumer à 4 axes de travail :
Deux projets sont actuellement lancés : la Révision générale des politiques publiques et la mise en oeuvre de la LOLF. Ces projets s’inspirent assez largement du New Public Management et de la lean administration (le lecteur des pages web appréciera la qualité de la traduction de la “lean administration”).
Il nous semble que des compléments sont à apporter à ces démarches :
- Quelle place peut/veut-on donner aux innovations des usagers ?
- Qu’en est-il de la co-production des usagers, notamment avec l’apport des outils du web 2.0 ?
- Quel sens peut avoir l’intérêt général dans une société de capital humain élevé ?
- Comment construire des services publics, des organisations de travail moins conflictuelles ? Des services publics qui tout en poursuivant les objectifs qui leur sont assignés ne rappellent pas sans arrêt la hiérarchie entre l’administration et l’usager ?
- Comment créer des lieux publics qui soient hospitaliers, familiers, respectueux de la dignité des usagers ?
- Comment faciliter l’accès aux services (un accès physique et aussi un accès temporel, cognitif, symolique – le langage administratif peut aussi être une langue étrangère) ?
- Comment mieux intégrer les objets dans les processus d’élaboration des interventions publiques ? Nous savons tous en effet que des adolescents assis en cercle sur des chaises en bois parlent plus et mieux que lorsqu’ils sont assis sur des chaises en fer les uns derrière les autres. Pourquoi ne pas mener ces réflexions pour l’ensemble de la population ?
- Est-il possible de voir le système de gestion comme une technologie à part entière et non comme une technologie invisible (voir M. BERRY, Une technologie invisible, CRG, 1983) ?
Autant d’idées émises par d’autres et qui nécessitents des lieux, des échanges, des rencontres pour permettre l’émergence d’un regard critique sur les outils de gestion.
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22 novembre 2009 par nomadicite
Il y a 20 ans les technologies de l’information et de la communication (T.I.C) devaient changer nos vies vers plus de fluidité, de facilité. Elles allaient assurer une baisses des déplacements sinon des marchandises, au moins des personnes puisqu’elles permettraient des ajustements à distance impossible à réaliser auparavant. Le télétravailleur résidant dans son village de l’Aveyron participerait ainsi à l’équilibre du développement du territoire. Connecté à l’internet il ferait le passage entre un monde du travail à distance et une vraie vie ici, authentique, au village. Cette qualité de vie devait se substituer au bruit, à la fureur des villes, à l’anonymat qui y rêgne. Nous n’allions pas assister à un processus inverse à l’exode rural, mais la tendance allait ralentir. Nous allions reprendre la main sur notre maîtrise du temps.
Où en sommes-nous aujourd’hui ?
Les téléphones portables, le web ont porté les mobilités. Les impératifs du marché du travail, l’« employabilité » (qui présente le salarié sous l’angle du micro-entrepreneur en charge de la gestion de sa carrière, de son portefeuille de compétences), les changements intervenus dans nos représentations sociales ont conduit à une explosion des mobilités des personnes (géographiques, sociales, professionnelles, familiales, cognitives) et des marchandises (sous la pression des logiques de just in time). La mobilité est devenue une figure centrale de notre monde contemporain et nous n’avons sans doute jamais eu autant cette impression de manquer de temps. Les conflits d’ordre temporel se développent entre ceux qui travaillent, ceux qui dorment et ceux qui s’amusent. Une partie de la population est “invisible” du fait même qu’elle travaille en décalage horaire. Elle trouve difficilement des représentants dans l’espace politique et doit s’adapter au monde qui change sans pouvoir s’appuyer sur des aides qu’une vision plus solidaire, plus coopérative du monde seraient susceptibles de lui apporter.
De quoi parle t-on lorsqu’on évoque les politiques temporelles ?
D’abord on pense à une action publique ou parapublique qui se propose d’agir sur les rythmes du temps de territoires (en tant qu’espaces structurés) ou ceux d’usagers (en tant qu’individus intéressés par une politique publique). Si l’Etat n’a pas à s’immiscer dans la vie intime des habitants et le temps fait partie de cette intimité, pour autant il est légitime lorsqu’il s’occupe de l’articulation des temps. Les collectivités locales peuvent ainsi sensibiliser les employeurs aux enjeux économiques attachés à ces questions. Des salariés stressés par des déplacements difficiles sont aussi des salariés moins attentifs le reste de la journée. Il y a matière à améliorer la qualité du travail, à limiter les accidents sources d’arrêt de la production.
Ensuite, une action publique locale qui intervient sur le temps vise à optimiser les usages du temps sur son territoire de compétence. Elle a donc pour objet d’améliorer les conditions de circulation des personnes, leurs déplacements, leurs rencontres. Elle cherchera aussi à offrir une qualité d’accès aux services publics (accès horaire, mais aussi cognitif, en complément des accès socio-culturels).
Enfin les politiques temporelles ne visent pas à seulement optimiser les usages du temps. Il s’agit pour elles de mener un travail de réflexion et de mise en oeuvre autour de valeurs temporelles. Quel sens donnons-nous au temps ? Comment vivre ces valeurs et les faire vivre ? De ces valeurs découlent les aménagements urbains, les rythmes temporels des territoires, l’organisation interne des collectivités locales.
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16 septembre 2009 par nomadicite
Je me fais le relais d’un billet du blog Chronos à propos de Twitter. La fonction des microblogs ne semble pas anecdotique : maintenir une conscience sociale périphérique, produire un nuage d’information.
En quoi ces microblogs peuvent-ils contribuer à socialiser les nouvelles temporalités ? Construire des espaces publics numériques susceptibles de déboucher sur du bavardage citoyen ?
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19 juin 2009 par nomadicite
La FING propose de participer à un programme de recherche autour des nouvelles pratiques liées aux identités numériques.
” Blogs, réseaux sociaux, “web 2.0″, fédération d’identités, portfolios, cartes multiservices, services composites, communautés, univers virtuels… : un ensemble de nouveaux services, de nouveaux outils et de nouvelles pratiques est en train de transformer le sujet de l’identité numérique, jusqu’ici prioritairement technique et juridique, en un formidable terrain d’innovation.
Ces identités sont à la fois plurielles et actives : changeantes, mobiles, expressives, négociables, valorisables, elles deviennent les outils et les ressources grâce auxquels l’individu organise son existence numérique, au service de ses valeurs, de ses objectifs et de ses priorités. A l’approche défensive, classique, consistant à sécuriser les échanges et à protéger la vie privée, s’en ajoute une autre, offensive, où les individus se servent de leur(s) identité(s) numériques pour devenir stratèges de leur existence numérique. Toutes les entreprises, tous les acteurs publics sont concernés par cette transformation : il s’agit de leur relation avec leurs clients et usagers, de leur place dans les chaînes de valeur et de décision, de la confiance ou de la défiance qu’ils peuvent susciter. “
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